Assemblée    Chrétienne

Église protestante évangélique

Franco - guérison après un cancer

Dieu agit comme bon lui semble.

En 2009, suite a des excroissances au niveau du cou à plusieurs ganglions, je me suis rendu chez le médecin et la biopsie a révélé un cancer du système lymphatique en stade 4a. Après avoir parlé à ceux de mon entourage, certaines personnes m’ont découragé explicitement ou plus subtilement. Je leur ai répondu : «  Je ne veux pas savoir le pourquoi du comment, ce qui m’intéresse, c’est ce que Dieu veut m’apprendre par cela et où il veut me conduire ». Cette réponse a déterminé ma manière de me comporter devant cette épreuve.

J’étais tout de même inquiet jusqu'au jour que j’ai fait mon expérience personnelle.

Dans le traitement de ce cancer, j’ai passé par toute une série de chimiothérapies, chacune plus dure que la précédente car mon corps s’affaiblissait à chaque fois. Dans la première série de chimio, n’y étant pas préparé, j’ai souffert toute une nuit de maux aux reins, au bas de la colonne vertébrale et dans le bassin à un point tel que je comprenais ce que sont les douleurs de l’enfantement et les contractions.

Dans cette longue nuit, ne pouvant pas dormir à cause des fortes douleurs, je me suis remis en question et j’ai passé du temps en prière, demandant pardon pour mes actions commises et particulièrement en pardonnant à toutes les personnes qui m’avaient fait du mal. La liste était longue, très longue. Puis je me suis arrêté et j’ai entendu Dieu travailler dans mon esprit. J’ai été visité par mon Seigneur, c’était beau, bon et merveilleux. Je me suis senti renaître et tout léger, une nouvelle créature. Au-dedans de moi, dans le plus profond de mon être, j’ai appris comment Dieu m’aimait et combien il usait de patience à mon égard. Avant, j’avais une connaissance superficielle, après c’était devenu une réalité. Résultat, je suis plus patient, plus enclin à pardonner, plus conciliant, je ne cherche plus à me justifier mais je remets mes fardeaux à ses pieds pour vivre au dessus de toute difficulté qui peut se présenter sur mon chemin. Bref, je cherche à constamment remettre mon sort entre ses mains et à m’attendre à lui. La récompense, la défense, l’aide nécessaire et la tranquillité, la paix, tout cela vient de lui.

Hélas, le monde était différent de ce que je l’avais imaginé, il n’a pas changé, et même à mon égard, il a empiré : il me regardait comme si j’étais un extraterrestre, un fou. Je me croyais prêt pour partir vers mon Seigneur, mais le temps n’était pas encore arrivé, et une assurance s’était emparée de moi et je savais que Dieu allait se glorifier au travers de mon cheminement, même si j’étais terriblement affaibli.

Je tiens à remercier ma famille pour le soutien qu’elle m’a apporté. Je suis certain qu’en me voyant souffrir, ils souffraient plus que moi, car je faisais de mon mieux pour ne pas me plaindre et eux faisaient de leur mieux pour me rendre la vie plus facile. Nicola, mon fils, m’a été d’un grand secours pour m’aider à me relever chaque fois que nécessaire ; il était mon bâton quand on sortait ensemble, en particulier pour me rendre a l’Église. Ma belle-fille, Sandra, rentrée d’Australie pendant ma cinquième série de chimio cherchait tous les moyens pour me faire à manger les plats que je préférais et elle était triste car je n’arrivait plus à manger car tout était fade, je n’avais même pas la volonté de me nourrir.

Je suis devenu une personne étrange. J’étais un étranger aux affaires de la famille, impossible de prendre des décisions : j’oubliais tout, je ne pouvais plus remplir le rôle de papa, ni celui de mari. Tout reposait sur les épaules de mon épouse, le seul vrai moteur dans la maison qui a tellement été patiente avec moi que même maintenant, je ne comprends pas encore comment elle y est arrivée, tellement sa patience, sa compréhension et son amour pour moi furent grands. J’étais devenu un fardeau, un enfants pour lequel on doit prendre toutes les décisions.

Dans les autres chimio, mon corps perdait de plus en plus de son capital santé au point que je ne pouvais plus soulever un poids de +/- 10 kg et j’étais vite à bout de souffle, incapable de bouger. La chimio faisait son travail d’éradication de la tumeur, mais en même temps, elle affaiblissait ce qui était en bonne santé dans mon corps. De cette chimio, il me resterait des dégâts irréversibles selon la médecine, mais moi, je fais confiance à Dieu pour récupérer encore ce que le traitement m’a volé ou détruit. Je me relèverai et je rajeunirai comme l’aigle.

En janvier 2010, quatre mois après la fin du traitement, j’ai voulu reprendre le travail à temps partiel, puis à temps plein. Têtu, je voulais à tout prix continuer à travailler. Après un certain temps, la direction m’a dit qu’il n’y avait plus de travail léger pour moi. Puisque je n’étais pas blessé, ils ont voulu me remettre dans le circuit des hommes actifs. Par conséquent, je devais reprendre mon travail comme avant. Ils m’ont permis de travailler un cycle ou deux en doublette pour que je reprenne le rythme tout doucement. Je ne pouvais pas suivre mon équipe. Pour le dépannage, souvent, j’arrivais une fois que la panne avait été réglée. Me rendant pour la visite médicale annuelle, le médecin du travail, me voyant marcher, a demandé à l’infirmière de me faire passer le premier et là, il s’est fâché contre moi en me disant, que dans mon état je ne devais plus travailler car je « brûlais la chandelle par les deux bouts ». Il a contacté le médecin traitant pour faire en sorte que je retourne sur la mutuelle. Ensemble avec l’oncologue, ils ont fait ce qui leur était possible afin que je sois reconnu invalide.

C’était le mois de mai. Mon collègue m’a parlé du plan « raviva », une réadaptation pour ceux qui ont subi des chimiothérapies. J’ai suivi ce plan qui consiste en des entraînements sportifs pour me permettre de récupérer un maximum de la capacité musculaire que j’avais avant la chimio. Pour optimiser l’entraînement, le responsable de la salle m’a proposé de faire un test à l’effort car j’étais vite essoufflé. Lors de ce test chez le médecin du sport, il a constaté qu’il y avait un problème grave. Il a dû m’interdire de dépasser tout effort qui me faisait dépasser 130 pulsations/minute et il m’a vivement conseillé de voir un cardiologue d’urgence, ce que je me suis empressé de faire.

En 2011, je me suis présenté chez le cardiologue et, après un nouveau test, son verdict était plus alarmant encore. On devait me placer un ou plusieurs Stents et, en attendant, je ne pouvais plus dépasser les 120 pulsations/minute. Je devais m’y tenir absolument. J’ai aussi pris RDV pour l’intervention. Celle-ci demandait deux jours d’hospitalisation, entre jeudi matin et vendredi après-midi, mais je devais attendre encore 15 jours.

Le vendredi dans la réunion de prière, un responsable a dit « Ici, il y as une personne qui a besoin de guérison », comme un ressort, je me suis levé de ma chaise et je me suis présenté devant lui. Il a prié pour moi et j’ai senti une chaleur et en même temps un rafraîchissement me traverser de la tête aux pieds. J’étais certain que Dieu m’avait guéri et j’en ai fait part à mon épouse. Le lendemain, je suis retourné à la salle de gymnastique et là, mon étonnement était complet. Après quelques minutes de vélo, au lieu d’être essoufflé, j’avais mal aux mollets. Je me suis inquiété de cet état, le trouvant anormal. J’ai contrôlé la montre qui était mise en fonction cardio et elle affichait 150 pulsations/minute. Mon cœur n’était pas essoufflé, mais les mollets qui ne travaillaient plus ainsi depuis longtemps me faisaient mal et là, j’ai eu la certitude de la guérison. Je tenais néanmoins à me présenter pour l’intervention.

Dans cette chambre d’hôpital, j’ai fait la rencontre de José, un curé. Nous avons parlé de Dieu et je lui ai partagé ma foi et ma dépendance à Dieu, comment Christ avait agi à de multiples occasions dans ma vie, me libérant d’une mort certaine plusieurs fois et d’un handicap grave comme l’amputation de mes membres inférieurs. Bref, nous avons eu des échanges intéressants et nous avons gardé le contact. Par la suite, il est venu plusieurs fois à l’Église avec moi.

En février 2011, le médecin a pratiqué l’intervention et comme je n’étais pas endormi, j’ai suivi toute l’intervention à l’écran. Il a tout ausculté et à sa surprise, il m’a confirmé ce que je savais depuis une bonne semaine. Il n’a rien trouvé si ce n’est une petite tache comme un jeune de 20 ans qui commencerait à fumer.

Puis, je lui ai demandé s’il y avait des limites pour les pulsations et il m’a répondu que non, sauf que pour un homme de mon âge, je ne devrais pas dépasser les 165. Je suis retourné tranquille à la gymnastique. Il y avait auparavant des exercices que je ne pouvais faire que une minute et demi, puis je suis passé à 10 minutes, et à 15 minutes. Mon rythme cardiaque dépassait allègrement les 160 avec des pointes à 170 et même par fois à 180.

En 2014, suite à la demande d’un frère chrétien, on s’est mis d’accord pour faire des randonnées en vélo. Au début, je ne voulais pas et je cherchais des motifs futiles pour ne pas y aller. Ensuite, je me suis repris, j’ai fait l’entretien de mon vélo et nous avons commencé à faire des sorties en juin. Pendant les vacances et au mois de septembre, ce frère est parti en vacances et je me suis retrouvé tout seul. J’ai fait des sorties dans le but de me tester dans l’endurance. Mes sorties étaient de plus en plus longues : 20 ou 35 km avec des pulsations maximum de 170. A la fin du mois de septembre, je suis arrivé à 75 km de parcours. J’ai constaté que j’avais fait une moyenne de 135 et une pointe à 200 pulsations sur près de 6 heures de vélo. Je me suis arrêté plusieurs fois car mes jambes n’en pouvaient plus, j’en avais même des crampes aux mollets.

En conclusion, Dieu a voulu que je passe par la chimio pour me rencontrer et me tranquilliser d’une manière personnelle qui lui est propre. Il savait que c’était la seule manière pour me rapprocher de lui et le connaître plus intimement, pour faire une nouvelle expérience et me préserver du futur que lui connaissait : mon usine allait fermer, mais à cause de mon épreuve, mes revenus furent sauvegardés et j’ai été préservé du chaumage et de devoir recherché un nouvel emploi.

Deuxièmement, Dieu m’a montré qu’il est tout-puissant. Il m’a aussi permis de rencontrer José pour lui témoigner de ce que Dieu avait fait pour moi. Dans le même temps, j’ai témoigné de ma foi au médecin. En effet, pendant l’intervention, j’ai crié plusieurs fois « Seigneur Jésus, aide-moi, viens à mon secours ». Le médecin avait des difficultés à faire passer la camera au travers de la veine de mon bras, il a dû passer par l’aine.

Actuellement, je me sens rajeunir comme l’aigle, je reprends des forces. Gloire à Dieu ! Il m’arrive régulièrement de m’arrêter et de faire un bilan de mes capacités physiques en fonctions du temps passé et de constater les progrès. Je sais que je ne serais plus comme avant. La vieillesse s’installe, mais Dieu veille sur moi.

 

Dieu est merveilleux. Gloire à Dieu !

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